Spéciale dédicace aux dépressifs de la quarantaine

5796-jolie-fleur-jaune-WallFizzIls me font marrer chez Sciences & Avenir. Là ils partent en croisade, pas une croisade virulente mais les points sur les « i » sont des plus nets,  contre une étude menée par l’INSERM et l’University College de Londres sur nos capacités cérébrales dont les résultats publiés de manière tronquée dans le British Medical Journal (BMJ) ont fait le buzz chez les scientifiques au sens large, et pas que… Ben oui la manière dont les résultats tronqués étaient interprétés donnaient lieu à des raccourcis pas vraiment flatteurs et potentiellement lourds de conséquences, genre après 45ans « prenez jetez ».

Ce que j’apprécie dans cette histoire c’est que des scientifiques bien sous tout rapport sont pris en flagrant délit de manipulation des résultats, et que la rédaction de Sciences et Avenir vous démonte la manipulation point par point. La preuve est faite s’il en était encore besoin qu’il ne suffit pas de pouvoir se targuer d’un diplôme scientifique pour être compétent et honnête, et que la parole d’un scientifique aussi impressionnant soit-il n’est pas  à prendre comme parole d’évangile. Et toc !!!

En plus ils expliquent bien que l’évolution dans le temps de nos capacités dépend beaucoup de notre hygiène de vie et de nos activités. Certes des cellules meurent, mais de nouvelles connexions peuvent être créées à tout âge pour peu qu’on se bouge. De fait quelqu’un qui apprend et qui reste actif toute sa vie voient ses capacités passer en quelque sorte du mode général au mode expert, je vous la fait brève…

Ce qui est également édifiant est que la principale révolution ne se situe pas dans les capacités elles-mêmes mais dans la façon d’organiser l’étude, donc les outils.

Et quand on sait à quel point les scientifiques ne reconnaissent comme réel que ce qu’ils sont capables de mesurer, cela laisse pensif.  Il suffirait donc de repenser l’organisation des outils pour élargir le champ d’exploration et avancer à termes sur la réalité de nos capacités ? Bon sang, pourquoi ils l’ont pas fait avant ?

En plus tout ça ne concerne que les 10% de notre cerveau environ que nous sommes censés utiliser. Et pour les 90% autres ? Sont-ils bien inactifs ou est-ce encore les outils ou la façon d’utiliser les outils qui font qu’ils sont incapables d’appréhender ?

Et les capacités extrasensorielles alors ? Seront-elles un jour mesurées comme une des différentes formes d’intelligence dont nous sommes capables ? Là ils auront du mal à résumer la situation avec des raccourcis du genre « après 45ans prenez jetez »car l’apprentissage souvent long fait que l’on gagne en efficacité très longtemps, et jusqu’à un âge considéré actuellement comme canonique par beaucoup. Ils l’expliqueront comment ?

Finalement le plus positif dans cette histoire c’est de voir nos sacro saints scientifiques obligés de descendre de leur piédestal pour reconnaître qu’ils ne savent pas tout et qu’ils sont perfectibles, c’est pas tous les jours !!!

Exit le déclin cognitif précoce !!!

A la baille les préjugés fabriqués de toute pièces par des méthodologies scientifiques perfectibles, NA !!!

Amandine Roy.

(pas encore personnellement concernée

 par la quarantaine je le précise)

Source : Sciences & Avenir, N°= 782, avril 2012.

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