« Don d’organes : qu’en dit notre âme ? », Nexus N°=100, septembre-octobre 2015

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Voilà un sujet très intéressant, à mon sens, et brûlant d’actualité en ce moment en France puisque l’on a adopté il y a peu une loi visant à transformer chacun d’entre nous en donneur par défaut, à moins d’avoir clairement exprimé son refus, pas juste verbalement, mais en s’inscrivant sur le registre national de refus, géré par l’Agence de bio médecine ( ABM ), illustre inconnue pour la plupart d’entre nous.
Qu’en est-il de notre compréhension individuelle et de nos croyances ?
À la suite de quelle procédure et par qui risque-t-on tous de se retrouver ainsi découpé ?
Le dossier de Nexus est très complet et ose poser la vraie question centrale autour du don d’organes, celle de la définition de la mort. Toute la difficulté vient justement du fait qu’elles sont multiples, et au niveau scientifique, et au niveau légal, et au niveau spirituel. En plus pour que les greffons puissent bénéficier aux receveurs potentiels en limite de survie pour beaucoup d’entre eux, il ne faut pas que le corps au moment des prélèvements soit totalement mort.
Pour que cet acte de générosité ultime ne se transforme pas en anxiété sociétale, il serait judicieux de cerner plus précisément l’état d’avancement du processus de mort physique, mais comment faire ?
Entre les techniques de réanimation de plus en plus performantes et le diagnostic de conscience minimale facilité par le logiciel Comasoft d’un côté, et les crispation religieuse de l’autre…
Nexus aborde aussi le point de vue des différentes religions ainsi que la position officielle de certains chefs religieux.
La mémoire des organes est également abordée avec entre autres le célèbre cas de Charlotte Valandrey qui s’est retrouvée à vivre une histoire d’amour avec l’amoureux de la femme victime d’un accident de voiture dont le coeur venait de lui être greffé.
À titre informatif, il y a un cas que je veux citer, le seul dont je me souvienne à peu près où la personne défunte a librement aborder le sujet du don d’organe en conférence publique. Ce qui m’avait marqué c’était la grande sérénité de la personne défunte face à ça. À la grande angoisse de ses parents dans l’auditoire sa réponse a été on ne peut plus explicite. Puisque son corps ne lui était plus utile autant qu’il soit utile à d’autres.
Bien sûr on ne peut pas extrapoler une tendance majoritaire, encore moins générale, à partir d’un seul cas, mais cela avait saisi l’auditoire. On aurait pu entendre une mouche voler.
Finalement, la seule chose pour l’instant certaine, est qu’il va être difficile d’éviter de se contenter de remplacer des diktats par d’autres.
Dans l’immédiat vous pouvez toujours parcourir le très bon dossier de Nexus afin de forger votre propre opinion.

Amandine Roy.

Publié par

Amandine Roy médium

Médium Conférencière Auteure

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