« La faute à pas de chance » dans le nouvel épisode du soap de la Particule X

science_et_vie_n1189_-_octobre_2016Lorsque des physiciens parmi les plus éminents en sont réduits entre autres à cet argument au sujet du plus important buzz de la recherche fondamentale en physique de ces dernières années, difficile de ne pas avoir une impression de cacophonie.

Comment voulez-vous que des non spécialistes s’y retrouvent ?

Tâchons de reprendre les choses dans l’ordre.

Juillet 2012 c’est le Bozon de Higgs dont l’existence est officialisée et qui fait le buzz. Sans vouloir faire offense aux nombreux spécialistes, j’avais exprimé ma mauvaise digestion de la confirmation de la complétude du modèle standard en ironisant j’avoue sur la non découverte des quatre autres puisqu’il était question de cinq bozons dans l’article que j’avais publié ce même mois titré : « La particule de Dieu serait enfin découverte ».

Je rappelle que le modèle standard même parfait dans son petit jardin personnel n’explique pas l’ensemble des événements cosmiques connus.

Décembre 2015, là débarque la Particule X présentée d’abord par certains comme étant potentiellement un autre bozon au vu de la ressemblance avec le Bozon de Higgs. Cela impliquait mécaniquement une confirmation supplémentaire du modèle standard. Dans mon agacement, et aussi parce que j’avais d’autres priorités à cette période, j’ai zappé.

Et là patatras !

J’apprends dans le numéro 1189 du Sciences & Vie d’octobre 2016 à la fois que cette Particule X étaient finalement une particule inconnue non prédite par le modèle standard ce qui au contraire de ce qui avait été avancé par certains semblait ouvrir la porte au dépassement de ce modèle, et en même temps j’apprends son « enterrement ».

Cette fameuse Particule X n’aurait été qu’une fluctuation statistique supposément diabolique pour avoir ainsi réussi à tromper son monde.

Pourquoi ne font-ils pas un spin off des Feux de l’Amour au pays des physiciens ?

Depuis les chiens sont lâchés sur le collisionneur géant de Genève. Sus au LHC supposément accusé lui de ne servir qu’à confirmer le très persistant modèle standard.

Il n’était pas nécessaire d’être physicien pour se faire la réflexion, mais il ne faudrait pas non plus que des conclusions trop rapides en réaction aux fortes déceptions fassent suite à l’emballement sans doute disproportionné.

D’ailleurs, toujours dans l’article dédié du Sciences & Vie est annoncé la traque des « manifestations d’une physique non standard » par les expérimentateurs du LHC.

Ne l’enterrons pas trop vite.

En conclusion je ne peux m’empêcher de rebondir sur l’expression de l’auteur de l’article : « … l’histoire de l’exploration de l’univers matériel… »

L’erreur ne serait-elle pas notre entendement trop étroit du mot : « matériel » ?

Pourquoi parler de matérialité unique ?

Et pourquoi considérer la fluctuation comme « la » preuve inéluctable de non existence ?

L’intermittence ne peut-elle être un critère spécifique de manifestation de physique non standard ?

Tout n’a pas été dit.

Amandine Roy.

Bricoleurs du vivant, Science & Vie janvier 2016 N°=1180

Science et Vie janvier 2016 numéro 1180

1er argument soigner

1er argument égotique créer

Vous ajoutez les deux, ce qui fini forcément par arriver, et vous obtenez la pente glissante qui ouvre la porte à tous les crimes potentiels appropriés au bénéfice exclusif de quelques uns qui en plus vous les vendront sous le prétexte majeur et difficilement contrable d’aider l’humanité : l’optimisation.

L’élément à surveiller dans l’immédiat s’appelle CRISPR-Cas9.

Ils appellent ça je cite : « Éditeur du vivant ».

Autrement dit ils auraient pu appeler ce dossier « Prenons-nous pour Dieu » dans l’entendement commun donné à ce mot, sachant que c’est justement l’évolution de nos sociétés qui pourrait aboutir à l’abolition définitive de cet entendement commun… Tout un programme…

Et je les cite encore : « Le monde entier a sauté dessus ».

Je préfère ne pas ne vous en dire plus. Je vous laisse prendre connaissance du dossier assez complet et très instructif du Science & Vie de janvier.

Celui-là aussi il faudrait le mettre dans toutes les mains.

Amandine Roy.

L’ordinateur quantique bientôt dans nos foyers ?

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Lockeed, Nasa, Google, Amazon, NSA… La liste des clients de la société canadienne D-Wave System située près de Vancouver révèle à elle seule tout l’intérêt stratégique de sa boîte noire « magique ».

Depuis 2013 et la vente officielle de la première boîte noire à Lockeed les langues s’affolent. Y serait-on parvenu ? L’arlésienne de l’ordinateur quantique qui déjà n’en était plus une de l’aveu de notre prix Nobel de physique de 2012 Serge Laroche aurait-elle définitivement vécu ?

Reprenons les choses dans l’ordre.

Serge Laroche a été récompensé pour sa méthodologie d’expérimentation déjà mise au point depuis des années avant qu’on daigne le récompenser alors qu’il s’agit de la preuve flagrante et pas que de la réalité de la physique quantique qui de fait ne pouvait plus être uniquement raillée comme étant seulement une très hypothétique hypothèse. En piégeant à volonté et à répétition des photons entre des miroirs superpuissants afin d’observer des particules isolées dans un moment quantique, celui où elles sont dans deux états à la fois, il a fait rentrer de plein pied la physique quantique dans le champ de la recherche appliquée avec pour carotte ultime l’ordinateur quantique.

Je rappelle que pendant des décennies même les ordinateurs les plus puissants continuaient de fonctionner sur un mode binaire, la programmation s’exprimant comme une suite de calculs consécutifs ayant pour réponse soit O soit 1. Or dans un moment quantique la particule est dans deux états à la fois, à la fois le 0 et le 1. Donc un ordinateur quantique ne serait plus limité par l’obligation de réaliser les calculs consécutivement, ils pourraient être réalisés en même temps, d’où un gain de performance comparativement révolutionnaire.

Et Mr Laroche en 2012 dans les interviews qu’il a accordé après avoir obtenu le prix Nobel a tenu a préciser deux choses pour calmer les esprits. Premièrement nos ordinateurs l’étaient déjà un peu par le biais de la nanotechnologie intégrée. Deuxièmement il était inutile d’attendre un grand soir quantique car l’évolution ne pourrait se faire que dans le temps avec des générations successives de supercalculateurs.

Or cet homme très censé a tenu ces propos en 2012, et D-Wave a officiellement vendu sa première boîte noire « magique » à Lockeed en 2013 !…

Nous prendrait-on pour des buses ?…

Dans les rares occasions où j’ai pu en parler à des gens intéressés depuis 2012, en effet j’ai eu l’impression de parler chinois, mais quand même !!!

Pour vous donner l’opportunité de comprendre concrètement le changement voici une citation de l’article :

… « là où un ordinateur classique mettrait 2 puissance 300 secondes – un temps égal à 5 fois l’âge de l’Univers – son cousin quantique  y passerait 600 secondes soit 10 minutes. »

Dans le viseur des grandes sociétés et des organismes qui s’en sont dotés, évidemment, se trouve l’optimisation des systèmes connectés.

Après… à quelle vitesse nous nous en bénéficierons dans nos pénates ?…

Affaire à suivre…

Amandine Roy.

Source : Sciences et Avenir N°=826 Décembre 2015

« Don d’organes : qu’en dit notre âme ? », Nexus N°=100, septembre-octobre 2015

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Voilà un sujet très intéressant, à mon sens, et brûlant d’actualité en ce moment en France puisque l’on a adopté il y a peu une loi visant à transformer chacun d’entre nous en donneur par défaut, à moins d’avoir clairement exprimé son refus, pas juste verbalement, mais en s’inscrivant sur le registre national de refus, géré par l’Agence de bio médecine ( ABM ), illustre inconnue pour la plupart d’entre nous.
Qu’en est-il de notre compréhension individuelle et de nos croyances ?
À la suite de quelle procédure et par qui risque-t-on tous de se retrouver ainsi découpé ?
Le dossier de Nexus est très complet et ose poser la vraie question centrale autour du don d’organes, celle de la définition de la mort. Toute la difficulté vient justement du fait qu’elles sont multiples, et au niveau scientifique, et au niveau légal, et au niveau spirituel. En plus pour que les greffons puissent bénéficier aux receveurs potentiels en limite de survie pour beaucoup d’entre eux, il ne faut pas que le corps au moment des prélèvements soit totalement mort.
Pour que cet acte de générosité ultime ne se transforme pas en anxiété sociétale, il serait judicieux de cerner plus précisément l’état d’avancement du processus de mort physique, mais comment faire ?
Entre les techniques de réanimation de plus en plus performantes et le diagnostic de conscience minimale facilité par le logiciel Comasoft d’un côté, et les crispation religieuse de l’autre…
Nexus aborde aussi le point de vue des différentes religions ainsi que la position officielle de certains chefs religieux.
La mémoire des organes est également abordée avec entre autres le célèbre cas de Charlotte Valandrey qui s’est retrouvée à vivre une histoire d’amour avec l’amoureux de la femme victime d’un accident de voiture dont le coeur venait de lui être greffé.
À titre informatif, il y a un cas que je veux citer, le seul dont je me souvienne à peu près où la personne défunte a librement aborder le sujet du don d’organe en conférence publique. Ce qui m’avait marqué c’était la grande sérénité de la personne défunte face à ça. À la grande angoisse de ses parents dans l’auditoire sa réponse a été on ne peut plus explicite. Puisque son corps ne lui était plus utile autant qu’il soit utile à d’autres.
Bien sûr on ne peut pas extrapoler une tendance majoritaire, encore moins générale, à partir d’un seul cas, mais cela avait saisi l’auditoire. On aurait pu entendre une mouche voler.
Finalement, la seule chose pour l’instant certaine, est qu’il va être difficile d’éviter de se contenter de remplacer des diktats par d’autres.
Dans l’immédiat vous pouvez toujours parcourir le très bon dossier de Nexus afin de forger votre propre opinion.

Amandine Roy.

Comment savons-nous que nous sommes morts ?

0030b9c5Le dossier du mensuel « La Recherche » de ce mois de novembre commence par ces mots : « mort et conscience se chassent et s’excluent réciproquement », citation de Vladimir Jankélévitch, Déjà là, je ne suis pas d’accord.

Le corps physique n’est qu’un véhicule temporaire, une sorte de vêtement, pour ce qui constitue la réalité de notre être.

Le corps physique n’est pas la réalité de notre être.

Nous l’utilisons, nous l’habitons, pendant un certain temps, que ça.

Ensuite, pas besoin d’attendre d’être décédé pour s’éloigner de ce vêtement matériel, interface nécessaire pour agir et expérimenter dans le monde physique.

Les sorties hors du corps, ils croient que c’est quoi ?

Et les NDE ?

Ces derniers temps, encore, j’ai eu l’occasion de constater qu’une personne en fin de vie, du fait de la dégradation du corps physique, des médicaments, ou autre, passe de plus en plus de temps encore de son corps, encore reliée par la fameuse corde d’argent. Une personne qui est partie il y a seulement quelques jours est venue me dire au revoir il y a plusieurs semaines, évidemment sans son corps physique. C’est pour ça, qu’en tant que médium il arrive régulièrement que j’explique que l’âme s’était dégagée avant le dernier souffle. La mort dans ces cas précis consiste en la rupture de la corde d’argent qui marque la rupture définitive de la réalité de l’être avec ce qui lui a été utile quelque temps, ou plus longtemps, le corps physique.

Sans vouloir porter atteinte à l’auteur de cette citation, celle-ci est hors-sujet.

La partie du dossier qui m’a le plus intéressée est celle sur les frontières mouvantes de la mort.

Les grandes améliorations des techniques de réanimation ont obligé depuis les années 60 à réviser plusieurs fois les critères médicaux physiologiques, ainsi que le délai d’attente, permettant de déclarer officiellement le décès d’une personne, comme s’il pouvait y avoir plusieurs sortes de mort physique…

L’auteur de l’article rappelle qu’aujourd’hui nous en sommes à un stade où se multiplient les « états où l’on n’est pas encore mort, mais pas non plus en vie ».

Les conséquences sont concrètement dramatiques pour les services de greffe et les personnes qui en attendent une. Et en même temps, qui aurait envie de se faire prélever sans auparavant être réellement mort physiquement ? Et la culpabilité des proches…

Bonjour le choix de Salomon !…

Circonstance aggravante, si vous me permettez l’expression, l’hypothermie thérapeutique maintenant développée, pour certains cas spécifiques, permet de refroidir le corps jusqu’à « suspendre le métabolisme, surtout le métabolisme cérébral, pendant quelques heures », pour mieux soigner.

Où donc qu’elle est la conscience pendant que le cœur ne bat plus ?

Ce contexte complexifié a engendré un nouvel axe de recherche : « traquer les signes de la conscience », avec cette question obsédante : « comment être sûr qu’une personne est vraiment dans un état végétatif ? »

Vive les techniques d’imagerie de pointe !

C’est en observant les réactions et les absences de réactions cérébrales à divers stimuli, que des chercheurs mettent au point des processus d’investigation visant à détecter « des patients en état de conscience minimale », parmi les patients que l’on « croyait en état végétatif ».

Tout le monde peut comprendre l’intérêt de cette distinction.

Le point qui personnellement m’inquiète est que ce diagnostic individuel est réalisé par un logiciel appelé « Comasoft ».

Imaginez des hackers en train de le bidouiller…

Vous trouverez également dans ce dossier des statistiques édifiantes sur la fin de vie en France, et un article sur les premières sépultures révélant une conscience de sa propre fin, et d’un au-delà.

Le dossier est très instructif et accessible, indépendamment de la citation en préambule de Jankélévitch que je trouve maladroite. Elle ne retire rien au reste.

Vous pourrez encore trouver ce mensuel demain dans toutes les bonnes crémeries, alors bonne lecture à vous.

Amandine Roy.

(27/11/2014)

« Comment notre cerveau perçoit le monde », La Recherche N°=477, juillet-août 2013

Comment-le-cerveau-percoit-le-monde--La-Recherche-N--477-Comme vous pouvez le constater sur l’image il s’agit du titre du principal dossier du dernier numéro du bimensuel La Recherche.

Depuis longtemps j’explique, encore et encore, que les capacités malheureusement qualifiées d’extrasensorielles, entre autres la médiumnité, ne sont que des capacités naturelles. D’ailleurs il serait plus juste de parler de sensitivité car ce ne sont après tout que des sens plus affûtés que la moyenne. Et voilà qu’une revue de vulgarisation scientifique se propose de faire le point à ce sujet, allons-y !

La première bonne surprise a été de constater que le modèle « Aristote », plus de 2000 ans d’âge tout de même,  est enfin officiellement obsolète. Nous avons officiellement plus de cinq sens. Et la nouvelle définition, sans vouloir faire de jeu de mots, est plus sensée :

« Le sens est un procédé par lequel un stimulus environnemental est perçu par un organe sensoriel, transformé et conduit sous forme d’influx nerveux au cerveau où il est interprété ».

Ils ajoutent des sens supplémentaires : « sens de l’équilibre », « sens proprioréceptif », « sens de l’effort », « sens de la perception du temps »… (Liste non clause)

Autre chose amusante, il est confirmé que notre cerveau traduit en accéléré de manière anticipée choisissant toujours l’option la plus simple et la plus probable à partir des connaissances déjà acquises et des convictions déjà présentes sans bénéficier de toute les informations réelles. Il bouche les trous avec ce qu’il a déjà en rayon. On ne saurait mieux expliquer notre faculté si humaine à s’enferrer encore et toujours dans la même direction tant que l’on est pas conscient de notre capacité forte à l’auto enfermement. Ce n’est pas pour rien que l’on parle de détricoter nos schémas de fonctionnement pour être réellement libres de nos opinions et de nos choix.

Pour dire à quel point cela commence tôt, le « raisonnement probabiliste » du nourrisson a été étudié et dès l’âge de 5 mois « le bébé montre une conscience perceptive proche de celle des adultes ». Cela laisse coît…

Ils parlent aussi de « réalité reconstruite » en précisant « Nous ne percevons pas le monde tel qu’il est, mais tel que le cerveau se le représente », ce qui confirme le fossé entre la réalité que certains décrètent être la seule, et la réalité tout court.

Après ils dérapent…

J’ignore si c’est pour compenser ce qu’ils expliquent par ailleurs, ou si c’est pour s’excuser d’avoir osé, le fait est qu’il y a un virage à 180° dans la suite du dossier, celle concernant les origines des hallucinations.

Ils affirment, je cite : « entre 5% et 10% d’entre nous ont, au moins une fois dans leur vie, vécu des hallucinations ». Au vu de tout ce que j’entends en consultation ce petit chiffre me fait rigoler. Le comble est qu’ils affirment également qu’elles ont pour origine des anomalies cérébrales… Allez, tout le monde sa petite camisole !!!

Et le florilège continue : « trouble de la source », « modèle d’erreur de l’attribution externe », « trouble de la distinction soi/non soi ». Le dernier est mon préféré. Qu’ils commencent donc par expliciter leur définition du « soi », chacun ou presque ayant la sienne nous allons pouvoir nous amuser un bon moment.

N’auriez-vous pas une légère impression d’incohérence entre ces deux parties ?

C’est un souci très récurrent chez ces messieurs dames les scientifiques. Les quelques-uns osant faire un pas en avant filent direct à Canossa, se dépêchant de faire deux pas en arrière, pour ne pas être celui ou celle qui dérange les « bien-pensants » de leur communauté.

Vous n’êtes pas obligés de me croire sur parole.

Cette revue doit être disponible dans toutes les bonnes crémeries, libre à vous de vous faire votre propre opinion.

Amandine Roy.

« L’invention du temps », Les Cahiers de Science & Vie

Les-Cahiers-de-Science---Vie---L-invention-du-tempsVoici un hors-série des plus intéressants surtout en cette période pseudo apocalyptique.

Je suis agréablement étonnée de voir à quel point il est complet et pédagogique. La rédaction reprend l’historique de la question de la définition du temps avec d’abord plusieurs sujets sur le temps observés puis sur le temps fabriqué et enfin sur le temps mesuré. Il me semble crucial de rappeler surtout aujourd’hui que le temps tel qu’il est communément admis n’est qu’une convention qui n’a de valeur que parce que maintenant elle est mondialement reconnue. Il n’est que de préciser que le calendrier chrétien n’a pas toujours été l’unique étalon de référence, et même qu’il y a eu plusieurs calendriers chrétiens, pour rappeler la fragilité de ce qui n’est qu’une convention.

Vous trouverez également à la fin de ce hors-série une interview pour le moins pertinente d’Etienne Klein sur les dernières évolutions de la conception du temps.

Je ne connaissais pas ce scientifique au CV rutilant. Ses réponses constituent à mon sens une bonne approche pour comprendre l’évolution des enjeux autour de ce thème. Déjà il ne propose pas une définition du temps mais une anti définition basée sur la loi de causalité, c’est plus juste,  tout en reconnaissant que cette référence de la loi de causalité se trouve elle-même sur la sellette avec les recherches sur l’existence des antiparticules (Equation de Dirac).

« Soit les antiparticules existent et le principe de causalité est une loi de la nature. Soit elles n’existent pas et le principe de causalité n’est par conséquent qu’une lubie de notre entendement. »

Au vu de ce qui m’a été dit c’est plus compliqué que ça, mais au moins on avance sur le sujet. Et histoire d’enfoncer le clou il rappelle :

« On ne mesure jamais le temps directement, mais la durée entre deux instants. »

Surtout ne vous laissez pas impressionner ou intimider par des notions ou du vocabulaire dont vous n’avez pas l’habitude car ce serait dommage. Le sujet est fondamental et il est intelligemment traité. Pour les grands comme pour les moins grands ce magazine de vulgarisation est une bonne source.

Vous l’aurez compris, ce n’est pas pour rien que j’en parle en ce jour du 21 décembre 2012. J’en ai plus qu’assez des déformations fatalistes et péremptoires sur ce changement de cycle. Le plus triste est de constater la peur, le désarroi et parfois la souffrance morale bien réels eux engendrés par cette effervescence alarmiste. Alors ne serait-ce que pour pouvoir argumenter ou aider à relativiser, au moins ça, voici une solution que vous pourrez trouver dans tous les points presses.

JOYEUSE NON FIN DU MONDE A TOUS !!!

Amandine Roy.

(décembre 2012)